Les maladies dans nos jardins

Les principales causes

Depuis plusieurs décennies, la recherche a orienté les producteurs vers l'utilisation de produits chimiques pour les soins de maladies et pour l'enrichissement de la terre. Cela a entrainé une déséquilibre important dans la nature et une perte énorme de la biodiversité. La nature a perdu ses défenses naturelles et l'agriculteur ou le simple jardinier se trouve confronté à de nouvelles problématiques. Pour notre santé et celle de la nature, nous devons retrouver un équilibre, il ne sera pas immédiat mais la connaissance de la terre et celle des plantes doit permettre de progresser lentement mais surement vers un nouvel équilibre. La production a tout prix ne doit être la motivation de travailler. La qualité, le goût et la richesse en minéraux de nos produits nous conduit à travailler notre terre d'une autre façon. Les connaissances actuelles, nous permettent aussi d'adapter savoir faire.

Les pucerons

Ils sont de plus en plus fréquents sur nos plantes. Le déséquilibre écologique est probablement une des raisons. Les coccinelles en raffolent mais elles ne sont hélas pas assez nombreuses. Ces pucerons noirs ou vers prennent la sève sur les feuilles et la plante souffre jusqu'à disparaitre parfois.

Pulvériser du savon noir dans de l'eau est plutôt efficace contre les pucerons et leur développement. Ne pas hésiter à répéter les pulvérisations ci-nécessaire.

Le mildiou

Après les périodes de fortes chaleurs, les pluies orageuses, des différences de températures entre jour et nuit sur une courte période; nous serons peut être confrontés à ces attaques sur nos rosiers, nos pommes de terres, nos vignes, nos tomates ...

La prévention demeure la meilleure méthode pour agir. 

Pour les tomates, votre première protection a peut être été de les mettre dans une serre ou un abris pour la période de l'été, cela évite les contaminations par l'air. Pour les plants en extérieur, vous aviez aussi la possibilité de sélectionner des plants plus résistants à la maladie mais cela peut varier d'une saison à l'autre. Vous avez aussi comme je vous l'avais préconisé, réalisé un paillage. Pour fortifier vos plants, vous avez la possibilité de réaliser des purins d'orties ou de consoudes.

En traitement préventif, vous pouvez utiliser le bicarbonate de sodium (5g/l d'eau ou une cuillère à café) avec un peu de savon noir pour faire accrocher aux feuilles.

Vous avez aussi la bouillie bordelaise que venons à déconseiller à cause de la toxicité du cuivre lorsque que les quantité deviennent importantes dans le sol.

 


La prêle contre maladies

C'est un fongicide naturel qui peut être utilisé toute l’année afin de renforcer la résistance des végétaux aux maladies telles que le mildiou, la rouille, l’oïdium, la tavelure, la cloque. Le purin de prêle est aussi un répulsif sur certains insectes, les pucerons notamment.

 


Les feuilles de rhubarbe

Les décoctions de feuilles de rhubarbe est également un fongicide qui peut chasser les pucerons et certains insectes. Une préparation simple : pour 10 l d'eau mettre à tremper pendant environ 72h, 1kg à 1,5 kg de feuilles.


La mouche mineuse du poireau

Depuis un mois et demi, nous constatons que nos poireaux qui étaient particulièrement beaux en fin d'été, sont en train de disparaitre.

La mouche mineuse a pondu ses œufs au début de l'automne et le ver que vous voyez sur la photo de gauche, ronge les feuilles et le corps du poireau. Pour l'éliminer naturellement, il faut couper presque tout pour être sûr de l'enlever. Le mieux consiste à arracher tous les pieds malades et les jeter en dehors du jardin et du composteur.

La seule méthode efficace pour éviter cette mouche qui nous arriverait le l'Est depuis quelques années, est de mettre un filet sur nos poireaux à la fin de l'été ou dès la plantation. Dans ce dernier cas, nous éviterons de devoir faire des décoctions pour la teigne du poireau au cours de l'été.

Les jardiniers qui ont laissé leurs poireaux en place ont fait remarqué que ces derniers étaient devenus consommable du fait que le ver avait disparu en janvier-février.

Il faut noter que l'insecte a quitté le poireau pour se mettre en terre. Le problème n'est pas réglé pour la nouvelle année de jardinage sauf si pour des raisons climatiques et un travail de terre permettront la neutralisation de cet insecte. Nous n'avons pas encore un autre insecte ou un parasite qui pourrait s'en nourrir.